occuper la nuit 27 mars au premier avril
publié le 26 mars 2023 par / Temps de lecture estimé : 1 mn |TOUS LES JOURS UNE HEURE À UNE HEURE
Il reste cependant une différence entre le « bas » et le « haut ». Si « en bas » on cogne en silence (ou bien par cris), « en haut », on fait des phrases.
Une surtout : « le-monopole-de-la-violence-légitime ».
Tragique destin de l’œuvre de Max Weber, réduite à l’état de grumeaux de pensée Sciences-Po, pathétiquement mâchonnés par des hauts-fonctionnaires ou des éditocrates sans esprit. Par des hommes politiques aussi, et pas des moindres — mais ils sortent souvent des mêmes fermes d’élevage. De Lallement, Morvan (ex-DGPN), Jullien (directrice IGPN) à Macron et Philippe (mais sans passer par Castaner dont le grelot ne rend du son qu’agité au Macumba), c’est la même idée obstinée, le même entêtement buté, dernier rempart justificateur à quoi il faut impérativement tout accrocher pour que tout ne sombre pas dans l’indignité pure.
« L’État détient le monopole de la violence légitime ». Il s’ensuit
1) que toute autre violence est illégitime et
2) que la violence d’État n’est jamais illégitime — puisqu’elle est légitime.
On en est là de la « réflexion »… Alors il ne peut pas y avoir de « violence policière », puisque la police est l’État et que la violence d’État est légitime. Voilà le fond de casserole incrusté, qui sert de pensée à ces individus.
Frédéric Lordon d’un retournement l’autre.



