Un frisson dans la nuit : antisocial, sapristi !
publié le 22 avril 2022 par / Temps de lecture estimé : 5 mn |Je ne sais pas depuis combien de temps je n’ai pas entendu antisocial.
Tiens, voilà des élections.
Ça va changer quelque chose ?
Je ne sais pas depuis combien de temps je n’ai pas entendu antisocial.
Tiens, voilà des élections.
Ça va changer quelque chose ?
Tous les jours une heure à une heure
« A ma gauche, les sponsors officiels de la libido, à ma droite l’horoscope des signes génitaux. Je suis là pour dire le désordre enchanté de Nitouche : quinte, feinte, sainte et parmi maintes personnalités entre deux teintes, doublures lumière d’une défunte. Nitouche a seize ou vingt ans, peu importe. Elle a passé bien des frontières avant de descendre du train, l’est, du nord ou du sainthasard de sa destinée. » Y. Pagès
Tous les jours une heure à une heure « A ma gauche, les sponsors officiels de la libido, à ma droite l’horoscope des signes génitaux. Je (...) Lire la suite..
Tous les jours une heure à une heure .
Ma maladie
à moi, celle que je décris avec la meilleure
volonté malade du monde, la mienne
est ainsi, aspirant tout, me dépossédant
de tout, ville après ville, déménagement
après déménagement. J’ai dû lâcher
lentement la plupart de mes objets
préférés. Mon jeu d’échecs. Mes œuvres
complètes de Bossuet. Mon fauteuil
Louis XV. Ma photo fétiche de Marcel
Duchamp. Ma vaisselle de Chine. Ma
trompette. Mon ordinateur portable. Mon
chien. Tout, je dis, tout, j’ai dû y renoncer,
pour le bien-être croissant de la maladie.
Et maintenant je ne possède plus rien.
Quelques livres, oui, parce qu’il faut.
Quelques médicaments parce qu’il faut
et un fusil pour le cas où. Une grande
réserve de fléchettes, des murs blancs
et une carte de France. Pas d’ordinateur,
pas de téléphone, pas de montre. Plus
de miroir, j’insiste. Une nouvelle vie
s’annonce.
Novembre 1999
Tanguy Viel Maladie
« Journalistes, animateurs, chroniqueurs, reporters, que ce soit sur le terrain de la guerre ou à Paris, au cœur de l’actualité, tous unis et tous solidaires pour l’Ukraine. » Cette annonce de France Télévisions du 4 mars 2022 résume la médiatisation en France des deux premières semaines de la guerre conduite par la Russie en Ukraine. Il ne s’agit plus d’informer, mais de mobiliser. Face à un conflit international, les médias doivent souvent trancher une alternative : détourner les yeux, comme au Yémen, en Palestine, au Donbass, au Tigré, ou mettre en scène les armées occidentales volant au secours d’un peuple opprimé, comme au Kosovo ou en Irak. Cette fois, les acteurs diffèrent.
Et le spectacle a saisi la société tout entière. Du stade Vélodrome de Marseille à la porte de Brandebourg à Berlin, les monuments arborent les couleurs du drapeau ukrainien, tout comme l’application « TousAntiCovid » (le 25 février) et le survêtement des tennismen français qui affrontent l’Équateur à Pau (4 et 5 mars). Le service de VTC Bolt prévient : « Nous reversons 5 % du montant de vos trajets en soutien à l’Ukraine » (2 mars) ; McDonald’s cesse de vendre des hamburgers place Pouchkine à Moscou ; le Comité international paralympique interdit aux handicapés russes de participer aux Jeux d’hiver de Pékin. À Berlin, le club techno Berghain offre la recette de sa première nuit de réouverture post-Covid « à des organisations qui s’occupent notamment des personnes queer en Ukraine » (Berliner Zeitung, 4 mars) et, à Milan, l’université de Bicocca supprime un cours sur Fiodor Dostoïevski afin d’« éviter toute forme de polémique » (Le Figaro, 9 mars) ; aux États-Unis, Facebook autorise à titre exceptionnel la publication par des usagers est-européens de menaces de mort contre les Russes (Reuters, 10 mars) ; enfin, le Washington Post (3 mars) révèle que « la Fédération internationale des chats bannit les félins russes de toutes les compétitions », jugeant impossible d’« être témoin de ces atrocités et ne rien faire". À suivre sur le Monde diplomatique Avril 22
« Journalistes, animateurs, chroniqueurs, reporters, que ce soit sur le terrain de la guerre ou à Paris, au cœur de l’actualité, tous unis (...) Lire la suite..
Il y a une chose qu’on ne peut éviter en fin de l’année qui va et en début de l’année qui vient, c’est de se retrouver avec un agenda dans les mains, dont j’avoue ,je ne sais pas trop quoi faire.
Quand je dis un, c’est rarement le cas.
Tout ce papier qui, avant de finir à la poubelle, fait un séjour long dans un tiroir.