//brasero// Porque el corazón no quiere #1 Partir

lundi 28 janvier 2019 par Brasero |

Porque el corazón no quiere… hériter du politique, enfants de militant.es latino-américain.es en exil. Cette série documentaire fait se croiser, se recouper, les témoignages de 6 personnes, aux histoires et aux vies assez différentes... mais qui ont en commun d’être nées en pleine dictature militaire, en Amérique latine, ou nées déjà en exil, entre les années 70 et 80. Leurs parents prenaient part aux luttes politiques et sociales du moment, impliquées dans des organisations bien différentes mais qui avaient un ennemi commun de taille : des juntes militaires, décidées à mettre en place une nouvelle phase du capitalisme, le modèle néolibéral, à coup de mort et de terreur appliquées par l’Etat.

Ce premier volet traite de l’histoire de lxs viejxs, à l’époque. D’où ils viennent et ce qu’on sait de leurs parcours politiques, de leurs rapports à la lutte. Mettre nos mots sur leurs idées et leurs pratiques… Il nous faut aussi un peu raconter la grande histoire pour donner des repères…

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Le titre de cette série est un emprunt à une chanson, une ritournelle qui nous accompagne depuis quelques années et qui marque un peu le début de ce travail. La chanson dit : porque el corazón no quiere entonar mas retiradas… le cœur ne veux plus entonner de chants d’adieux. Elle dit même : "Battons les tambours de l’espoir muchachos, que ce battement impulse notre sang, pour que celui-ci n’oublie jamais sa direction, parce que le cœur ne veux plus entonner de chants d’adieux. "
C’est un chant d’espoir, de persévérance… Plus d’adieux, plus de mort, plus de départ… et une direction, un sens à prendre, qui coulerait dans nos veines.
Je suis née à Lyon, durant l’exil de mes parents qui débarquaient d’Argentine…Et presque 40 ans plus tard, ce genre de chanson prend aux tripes, serre la gorge, impulse un mouvement, fait frémir la mémoire.

A l’époque, militer c’était se mettre en danger, et nos parents l’ont fait. Et ils et elles ont fini par partir, emmenant leurs enfants au loin. L’air qu’iels respiraient était rouge, ou noir, iels ont pris ou pas les armes, étaient plus ou moins clandestin.es, iels étaient convaincu.es que le grand soir approchait, ou pas. Nos vieux sont partis, en sachant qu’à la maison, pendant ce temps, les camarades tombaient. Incarcération, torture, assassinat, disparitions… Nous sommes enfants de ce départ et c’est ce bout d’histoire qu’on va tenter de raconter.

Credits :
Te recuerdo Amanda, de Victor Jara
Milonga del fusilado, de Pepe Guerra, interprétée par los Olimareños
Milonga de andar lejos de Daniel Viglietti

Un grand merci à Paulina, Demeterio, Elsa, Emiliano, José et Américo
À Jota et à toute l’équipe de Brasero

Et la chanson :

Pour écouter les autres volets :

#2 Faire avec

#3 Hériter du politique




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