vendredi 20 septembre, 19h : sonneur de pierre, Ho, phonobiographies, trois propositions de l’acsr de Bruxelles

mercredi 18 septembre 2013 par bidonfumant |

Sonneur de pierre

En sui­vant Tony Di Napoli dans son ate­lier, nous par­tons à la ren­contre d’un homme qui a consa­cré sa vie à l’art de faire son­ner les pierres. Des car­rières de la Meuse à la salle de concert en pas­sant par les pierres pré­his­to­riques du Vietnam, Tony Di Napoli nous ini­tie à la tech­nique de l’accordage et nous fait écou­ter, pierre par pierre, la richesse sonore d’un monde miné­ral, qui n’est inerte que pour celui qui ne sait pas l’entendre. Au tra­vers d’une com­po­si­tion ori­gi­nale construite comme un par­cours sonore de la roche brute à la pierre taillée, nous entrons dans l’univers poé­tique d’un musi­cien hors-pair, qui nous fait entendre l’écho des pierres que les pre­miers hommes ont fait sonner.

Olivier Toutlemonde

HO
HO où j’ai passé quelques semaines à mar­cher, et à mar­cher, en Islande, la terre y éjecte sa matière, et sa matière est de l’eau, et sa matière est de l’air, et sa matière est du feu et de la terre. Les plaques (tec­to­niques) croissent et on croise une mul­ti­tude de petits gey­sers, des fume­rolles pro­ve­nant des entrailles de la terre. HO est à la fois un docu­men­taire ani­ma­lier sur la dis­pa­ri­tion des dino­saures islan­dais, un docu-fiction d’expédition vol­ca­nique, une fic­tion sur l’histoire de l’univers et l’apparition de la matière selon les quantas.
C’est une his­toire d’attirances, de forces, de répul­sions, d’agencements, de chocs. D’amour et de haine. Voici ce que pour­rait pro­po­ser cette abs­trac­tion. Ils sont mignons comme des petits lézards, dan­ge­reux comme un T-rex, et pour­tant, ne sont que de l’eau et du vent. Parfois, un peu de terre, bleue. Ou rouge.
Et tout cela fait se rap­pro­cher l’auditeur de sa radio, car il pense qu’un nou­veau pul­sar inter­fère avec les fré­quences radios de son poste radio.
Réalisateur : Thomas Turine Regards et mastering : Yvan Hanon Assistante à la prise de son : Natalia Sardi

Phonobiographies
C’était un jour d’hiver, à Madrid. J’ai pris l’express ‹Puerta del Sol› vers Bruxelles. A cette époque, Hendaya était le ter­mi­nus de nos trains. Les rails espa­gnols et fran­çais n’avaient pas le même écar­te­ment. Chez nous, les voies étaient plus étroites, petite mesure de défense prise par le gou­ver­ne­ment de Franco. On des­cen­dait du train, la valise dans une main et dans l’autre le pas­se­port bien serré. Au milieu de la nuit, on tra­ver­sait cet espace à ciel ouvert, clô­turé par des fils de métal ; cou­loir étroit et silen­cieux, inquié­tant, ‘tierra de nadie’. De l’autre côté, vingt-six ans d’une autre vie m’attendaient et, je crois que je le devine déjà. Ce jour-là, je n’avais que vingt-six ans. Avant ce jour-là, il y a eu d’ autres jours, des mil­liers des jours que j’entends encore…
« La vie n’est pas ce que l’on a vécu, mais ce dont on se sou­vient et com­ment on s’en souvient » — Gabriel Garcia Marquez.

Une réalisation de Charo Calvo




Ajouter un commentaire

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.