Contre-Histoire du 6 novembre 2020 : Contre-Histoire d’amour

vendredi 6 novembre 2020 par Chronik’Art ou Contre Histoire |

il y a toujours eu des épidémies, notre détresse vient beaucoup du fait que nous avons cru les avoir vaincues, alors qu’elles nous accompagnent depuis que l’on malmène notre planète…
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Vous souvient-il de la façon dont Jean Giono décrit le choléra, pendant les guerres napoléoniennes ? Son « Hussard sur le toit » sauve de justesse de cette horreur Pauline de Théus, incarnée délicieusement par Juliette Binoche dans le film de Jean Paul Rappeneau. Ce Hussard débute la série consacrée à l’histoire poétique et réaliste d’une famille de provence. Une famille dans laquelle la pauvreté suit de près l’opulence, et à la fin de laquelle nous retrouvons Angelo, petit-fils de la belle Pauline, accouru au chevet de son aïeule avant qu’il ne soit trop tard ...
Alors on peut relire Giono, pour découvrir ce qu’est la mesure de l’amour…
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Et Ariane, autre grand’mère-héroïne de Giono précise son idée de la vieillesse :
« Avant que la vieillesse arrive, on s’imagine qu’il restera une joie ou deux... Il n’en reste pas, pas une. Toute la vie on fait ce qu’il faut pour devenir vieux, et quand on l’est, on s’aperçoit qu’on a fait tout ce qu’il faut pour devenir comme ça, absolument rien. Si quelqu’un meurt à 40 ans, tout le monde le plaint ; si quelqu’un continue à vivre à 70 ans, on trouve que c’est bien. Et il est plus malheureux que s’il était mort. Quand on est mort, au moins on ne voit plus, on ne sait plus, on ne parle plus… On se mêle de ses propres affaires, on n’a plus besoin de se mêler des affaires des autres. Tout ce qui peut arriver arrive ; on n’a plus besoin de s’en occuper. Mais celui qui devient vieux au milieu d’une famille continue à avoir toujours envie de tout faire ; il est comme un âne qui voudrait tricoter des bas ! La jeunesse est aussi bête……… Est-ce que ça vaut seulement la peine de naître ? ».

N’oublions pas Pauline et Angelo, n’oublions Ariane, n’oublions pas l’amour dont témoignent les aidants familiaux, magnifiques et souvent héroïques, et toutes et tous les indispensables soignantes et soignants en Ehpad




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