Bébés Dinosaures virtuel, 1er novembre 2020

dimanche 1er novembre 2020 par bbdino |

Trente jours au trou ! C’est notre sentence, c’est aussi ce que le juge vous colle si vous avez été chopés à brouter l’herbe qu’il ne faut pas. On suppose que ça a dû arriver à Steve Marriott et ses comparses, qui ne se privaient pas en la matière.
Humble Pie — Thirty Days in the Hole — Smokin’ — 1972
https://www.youtube.com/watch?v=SW9pWkH2pcA

Lou Reed carburait plutôt aux amphétamines. C’est le thème de ce classique du Velvet, dans une version tranchante, enjolivée d’images hallucinées signées par leur mentor Andy Warhol et son compagnon Danny Williams...
The Velvet Underground — White Light White Heat — Live Boston Tea Party — 1968
https://www.youtube.com/watch?v=3VrZM265AC4

Trente jours de plus, il fallait s’en douter... Deux ans plus tard, en public… C’est live, ça sent la télé, le son est discutable, ils jamment sans jouer la chanson, dont ils semblent ne plus connaître que le refrain : pas mal de joints ont dû être roulés entre temps ! Mais on a l’ambiance.
Humble Pie — Thirty Days in the Hole — The Rainbow Theatre in London — June 1974
https://www.youtube.com/watch?v=sDvrfgx4tg0

"White Light White Heat" a été souvent revisité, par Lou Reed en solo ou Bowie bien sûr mais aussi Mick Ronson, Marquis de Sade, Jeff Dahl, Simple Minds et des punks comme Big Balls And The Great White Idiot ou les pionniers anglais Slaughter And The Dogs... Parue à l’origine sur une compil de raretés, leur version n’est pas la plus connue mais certainement l’une des meilleures !
Slaughter And The Dogs — White Light White Heat — The Slaughterhouse Tapes (rare tracks and demos) — 1989
https://www.youtube.com/watch?v=AHb3uvbTYAU

Buck Dharma se déchaîne sur ce morceau avec un solo de guitare dont on voudrait qu’il ne finisse jamais. Le Cult quitte ici les ambiances plombées à la Fire of Unknown Origin pour retrouver le feeling léger et dynamique des meilleurs morceaux de son premier album.
Blue Öyster Cult — Nightmare Epiphany — The Symbol Remains — 2020
https://www.youtube.com/watch?v=vHPucuEsix0&list=OLAK5uy_nu4XAr1SRsGCJRbsbpJ83NniRntZEwOdM&index=4

C’est un des grands moments de Wattstax, le méga concert organisé par le label Stax au Memorial Coliseum de Los Angeles pour commémorer le septième anniversaire des émeutes de Watts. Rufus Thomas a revêtu ses plus beaux atours pour foutre le feu au stade, mais le spectacle est autant dans les travées que sur la scène, jusqu’à ce que les spectateurs envahissent la pelouse en se dandinant comme des funky chickens possédés...
Rufus Thomas — "Breakdown’ & ’Funky Chicken’ — LIVE @ WATTSTAX — 1973
https://www.youtube.com/watch?v=KCFyKRtlLOI

Le voyage dans le temps, c’est le pain quotidien des dinosaures, car nous savons bien que le rock’n’roll est le meilleur moyen de traverser les époques. Les Glam Skanks nous en donnent un goût avec une vidéo très travaillée (et réussie) sur un morceau de leur 2e album. Toujours un mix réjouissant de glam et de punk.
Glam Skanks — Time Warp Woman — Anything in Between — 2019
https://www.youtube.com/watch?v=JkELtuFTpak

On a déjà diffusé ce morceau des impayables héros newyorkais du heavy boogie psychédélique, Endless Boogie, tiré de leur avant-dernier album (ils ont depuis sorti trois ou quatre galettes de jams ou de morceaux live, plus The Gathered And Scattered, un coffret de quatre LP !). Leur chanteur / guitariste Paul Major, alors blessé à un bras, y narre de sa voix bourrue le souvenir d’une autre blessure, pendant un concert de Kiss, en 1974, lors d’un concours de cerfs-volants à Saint Louis, Missouri. Une virée hypnotique illustrée par un film d’animation non moins psychotrope...
Endless Boogie — Back In 74 — Vibe Killer — 2017
https://www.youtube.com/watch?v=x5-xIfubiuY

Il n’existe semble-t-il pas d’images de ce concert de Kiss à St Louis, mais voici un témoignage audio du gang en 74 avec un des titres inamovibles de leurs setlists des débuts, parfois rebaptisé "Acrobat", qu’ils n’enregistreront jamais en studio mais dont ils recycleront des parties pour des morceaux comme "Love Theme From Kiss" ou "Detroit Rock City".
Kiss — You’re Much Too Young — Live — 1974
https://www.youtube.com/watch?v=3E6NOLkEYSI

Les Pretty Things à leur apogée (à notre humble avis), jouant un extrait de l’album Parachute en public à Paris. Dick Taylor avait quitté le groupe, mais Peter Tolson déchire totalement pendant les quatre dernières minutes de solo !
The Pretty Things — In the Square/The Letter/Rain — Olympia, Paris — 1971
https://www.youtube.com/watch?v=F40N4j8vGlE

[Black Sabbath]
Après un an d’Alice Cooper, célébré de Halloween au Halloween suivant, voici un autre groupe qui fraye avec les sorcières. C’est une version en public (sortie plus tard sur l’album Past Lives), sans images mais avec un excellent son. Ozzy nous hurle "I live in a room without any view", on souhaite que ce n’est pas votre cas en temps de confinement. Tiré du mythique concert de 1975 dans le New Jersey.
Black Sabbath — Hole in the Sky — Live in Asbury Park — 1975
https://www.youtube.com/watch?v=9_pbic9ku7U
Une version filmée à Santa Monica la même année :
https://www.youtube.com/watch?v=xbyohIKIsoU

Cette année Black Sabbath nous promet de beaux moments de headbanging, dont Ozzy fut un des précurseurs comme en atteste cette version live d’un de nos titres fétiches...
Black Sabbath — Iron Man — Olympia — 1970
https://www.youtube.com/watch?v=qS2cCyx7nM0

Cette chanson avait donné son titre au dernier album des Faces (avec Rod Stewart et Ron Wood). Ronnie Lane, qui l’avait écrite, la rejoue ici dans une version beaucoup plus acoustique avec son groupe Slim Chance.
Ronnie Lane — Ooh La La — live BBC — 1974
https://www.youtube.com/watch?v=cpSlT2BVvGc

A l’instar de Clark Kent, le respectable artiste de soul Clarence Reid avait un alter-ego : Blowfly (qu’on pourrait traduire par "mouche à merde") dont la mission n’était pas de combattre les vilains mais de raconter des blagues porno entrecoupées de pastiches osés des tubes soul du moment... Il pondit une prolifique discographie avec en point d’orgue ses premiers opus, les hilarants The Weird World Of Blowfly (qui contient aussi le délicieux "Shitting On The Dock Of The Bay") ou Blowfly On TV, réédités en vinyle il y a quelques années, et l’improbable Blowfly’s Punk Rock Party paru en 1996, où il appliquait ses super pouvoirs à des standards des Dead Kennedys, Ramones, Turbonegro, Rocket From The Crypt, Antiseen, Dead Boys, Stooges, Clash, Circle Jerks ou Black Flag, le tout sous la houlette de Jello Biafra des Dead Kennedys. Voici l’une de ses parodies les plus sages, dont vous devinerez sans doute rapidement le titre original...
Blowfly - It´s a faggot´s world - The Weird World Of Blowfly - 1971
https://www.youtube.com/watch?v=kKVm_7snfiI

Ce Black Dog-ci n’est pas celui de Led Zeppelin, il a été écrit par Jesse Winchester, et repris ici par Babe Ruth, un groupe anglais en dépit de son nom qui évoque un célèbre joueur de baseball, qui a oscillé entre le prog, le hard, la soul et… les reprises d’Ennio Morricone ! (on vous en a passé une cette été en guise de nécro). En public, le morceau est marqué par la passion de la chanteuse.
Babe Ruth — Black Dog — Live — 1972
https://www.youtube.com/watch?v=UyPKee16zdY

Là encore une rediffusion motivée par un film d’animation, barré et fendard. Les fans de Kiss guetteront la rencontre inopinée du héros Space Ace avec un certain Eugene, dans les chiottes d’un relais routier intergalactique...
Ace Frehley — Space Truckin’ — Origins Vol. 2 — 2020
https://www.youtube.com/watch?v=dHvYK-ruvd4
En bonus, un des meilleurs anxiolytique du web : le rire d’Ace Frehley, aussi mythique que ses solos flamboyants ou sa guitare volante... Certains en ont même fait des compilations. Celle-ci contient des extraits de la fameuse interview du Tom Snyder Show en 79, où l’on voit un Ace Frehley déchaîné (et un poil bourré) voler la vedette à ses congénères, l’hilarité du présentateur croître proportionnellement avec la fureur de Gene Simmons, et la première apparition du Space Bear...
The Best Ace Frehley Laugh Collection
https://www.youtube.com/watch?v=NHDrEJoAFZw

Ouh la, on ne sait plus où on va, là. Il est temps d’introduire un peu de classe dans cette émission de débraillés, monsieur !
Les Charlots — Albert le contractuel — TV (émission "Melody Variétés") — 1969
https://www.youtube.com/watch?v=yha5PrX-1Y4

[Dig It ! ]
Déniché par notre pote Zetto, voilà le meilleur, et probablement le seul gang punk de Muncie, Indiana. Ce titre figure sur leur premier album, M.A.F., paru ce printemps et qu’on peut écouter sur leur bandcamp. Du punk’n’roll cru et abrasif comme on l’aimait dans l’émission Dig It !, illustré qui plus est par un collage d’extraits de films ou d’émissions télé totalement jubilatoire...
Webcam Teenz — No Maybe Yeah ! — M.A.F. — 2020
https://www.youtube.com/watch?v=bUPgxEPOPEU

"Dirty Women" est le meilleur morceau d’un des pires albums de Black Sabbath, Tecnical Ecstasy en 76... C’est aussi le nom de ce gang hommage au Sab Four, basé à Buenos Aires, que des filles, bien sûr, envoyant un "Iron Man" qui ne manque pas de panache...
Dirty Women — Iron Man — (Grunge-a-Palooza Vol. VI) — 2014
https://www.youtube.com/watch?v=vioJeoBObMs

[fromage de chèvre]
Les Fairport Convention peu après le départ de Richard Thompson. Une chanson qui nous avertit de l’omniprésence de la maladie (ou pire) et nous convie à rentrer chez nous...
Fairport Convention — Sickness and Diseases — Angel Delight — 1971
https://www.youtube.com/watch?v=eJ6WWGTutxI




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