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CH du 25/4/26 voyages forcés et décollage à Kourou

publié le 21 avril, par Chronik’Art ou Contre Histoire / Temps de lecture estimé : 2 mn /

On continue de suivre l’inépuisable breton autour du monde... Attachez vos ceintures, ...après tant d’envols...

c’est un lancement à Kourou !

Il y avait un personnel hautement qualifié et différent pour chaque séquence en plus du personnel de terrain (ce qui justifie un graphique de Gantt...que je n’arriverai pas à dessiner là..)
Mais l’énumération des différentes opérations réalisées par les différents agents doit vous donner une petite idée. La définition du graphique étant "Représentation d’un ensemble de tâches constituant une opération complexe", ça aide...
Chaque tâche, même la plus courte, est représentée par un segment, de longueur proportionnelle à sa durée réglementaire. Pour chaque étape, les différentes tâches se succèdent impérativement, et dans le délai imparti à chacune, sinon tout est bouleversé et le planning à refaire. Ce qui explique pourquoi les décideurs de Paris criaient à l’impossible...
Le système offre une sécurité quasiment totale, aucun oubli n’est possible.

Le grand principe, c’est de respecter à la lettre et à la seconde le projet pour chaque opération, la plus courte comme la plus lourde. La seule solution , celle qui a été proposée par notre globe-trotter, c’était sans doute de réduire la durée de certaines, mais ça obligea tout de même à refaire le planning de quelques centaines ou milliers d’opérations, en analysant chacune avec la plus grande rigueur pour sauver la sécurité.
Ariane, c’est pas de la tarte !
Mais du temps de mes brèves études, il y eut quelques mauvais esprits pour crier "au comble du travail en miettes"...
Pour une meilleure démonstration, rendons la parole à l’artiste globe-trotter :

"Le plus gros problème était le transport des étages, il fallait plusieurs heures pour chauffer le tracteur, environ 8 heures pour poser un étage sur sa remorque puis pour aller le positionner au pied de la tour. Il y avait trois conducteurs, et le temps de conduite de chacun était strictement limité. Seul un des conducteurs était habilité à positionner les remorques au pied de la tour.
Nous avons fait venir le conducteur novice très tôt, il a chauffé le premier tracteur, puis est parti se reposer ; le second conducteur a chargé le premier étage à partir de huit heure, puis il a conduit le camion sur l’aire devant la tour pour midi, puis il est parti se reposer. Le conducteur habilité à positionner la remorque au pied de la tour jusqu’à ce que l’étage soit levé, a ensuite dégagé la remorque avec son tracteur vers la pampa, puis il est parti se reposer. A dix heure le conducteur novice était revenu pour chauffer le second tracteur, à quatorze heure le second conducteur est revenu, il a conduit sa remorque jusque devant la tour, enfin le conducteur confirmé a positionné le deuxième étage pour qu’il soit levé par la grue de la tour. Ainsi on a pu avoir une photo des deux étages levés dans la tour, le premier posé mais pas fixé, le second levé."
ça sent le vécu n’est-ce pas ?





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