Salutations, vous êtes bien à l’écoute de canal sud sur les 92,2 , c’est avis d’ordure qui commence, aujourd’hui, nous allons essayer de répondre à cette question : Le punk, qui historiquement et sociologiquement est majoritairement masculin, peut-il être féministe ?
feat maHell aka Retiens La Nuit
Autrement dit : peut-on appartenir au groupe social dominant et revendiquer un mouvement né de la lutte contre cette domination ?
partie 1 : Mon Dragon - 343 Salopes / G.L.O.S.S. - Masculine Artifice / HHM - Let’s riot / post regiment – Getto.
Peut-être que la question n’est donc pas seulement : « le punk peut-il être féministe ? » mais plutôt peut-il se défaire partiellement de ses évidences masculines — pour devenir véritablement féministe ?
partie 2 : The Runaways - Cherry Bomb / tribe 8 – Lezbophobia / Svetlanas - Pussification Of Punkrock / Lambrini Girls - Help Me I’m Gay.
Dans les années 1990, des dynamiques similaires ont émergé ailleurs, notamment avec le mouvement Riot Grrrl aux États-Unis. Des groupes féminins ou mixtes comme Bikini Kill ont pris le micro non seulement pour jouer, mais pour créer leurs propres espaces, politiser leurs vécus et nommer les oppressions spécifiques subies par les femmes dans la scène punk et au-delà.
Ce féminisme-là articulait le personnel et le collectif : écrire sur les violences sexuelles, l’autonomie, la colère, tout en fabriquant des outils concrets — fanzines, réseaux de soutien, organisation de concerts — afin de redonner de la voix et du pouvoir à celles qui en étaient souvent privées.
Ce n’était plus simplement “être contre le sexisme” : c’était produire des contre-espaces et une culture alternative qui tentait de transformer les règles du jeu.
partie 3 : Glitoris - What A Cunt / Famille D’Accueil - KRZYK / Burning Lady - Story Of My Scene / Trholz - Don’t Ever Touch Me Again / hole - Teenage Whore.
partie 4 : lunachicks - Mr. Lady / LITIGE – Guerrière / Destroy Boys, Mannequin Pussy & Scowl - You Hear Yes / Mon Dragon - Le Corps D’Ama / Castle Rat - wizard.
La scène queer a encore élargi le champ. Elle a apporté des nuances, des subtilités politiques autour du genre, une critique des catégories fixes, une manière de politiser l’intime sans le réduire à une simple confession. Elle a montré que les identités ne sont ni naturelles ni figées, et que les rapports de pouvoir traversent jusqu’aux gestes les plus quotidiens.
