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pour l’instant , c’est là qu’on habite

publié le 28 février 2014, par bidonfumant / Temps de lecture estimé : 1 mn /

Vendredi 27 février 19h
MANUEL POUR LES HABITANTS DES VILLES 2
par le collectif Précipité

"trois foyers, dit centres d’hébergement d’urgence ou de réinsertion sociale. trois ateliers menés pendant plusieurs mois avec leurs habitants. pour chaque atelier, la réflexion autour d’expériences, de situations sociales et politiques présentes. vivre sans papiers. vivre sans logement. etre chômeur ou travailleur précaire. la description de trois dispositifs de contrôle et de gestion : les frontières tant intérieures qu’extérieures, l’hébergement social, l’insertion par le travail. la saisie des traits d’une gouvernementalité nouvelle : rendre invisible, faire attendre, faire circuler, impliquer, séparer, individualiser, etc. une exploration de la ville. comprendre comment un espace à priori commun se fractionne, se sépare à l’extrême dans les trajets qui mènent d’un foyer à un autre, d’un emploi à un autre, d’une préfecture à un pôle emploi, etc. mais aussi saisir toutes les possibilités de retournement dans les histoires, les actes, les refus, les écarts, les pratiques, les usages, les mots, les luttes. trois enquêtes. trois documents sonores. un "manuel pour les habitants des villes" d’aujourd’hui."

POUR QUALIFIER LE SYSTÈME DE L’URGENCE, LES RÉSIDENTES DE LAUMIÈRE DISENT TOUJOURS QU’AVANT D’ARRIVER ICI ELLES ÉTAIENT AU « 115 ». COMME SI ELLES DÉSIGNAIENT LÀ, NON PAS UN NUMÉRO DE TÉLEPHONE, MAIS CELUI D’UNE RUE. ÊTRE AU 115, C’EST ÊTRE PRIS DANS L’ALTERNANCE DES NUITS EN CENTRES D’HÉBERGEMENT D’URGENCE ET DES JOURS À ERRER DANS LA VILLE. C’EST POURQUOI TOUTES LES RÉSIDENTES DÉCRIVENT LEUR ARRIVÉE À LAUMIÈRE COMME LA SORTIE D’UN ENFERMEMENT. UNE ENQUÊTE RÉALISÉE AU CENTRE D’HÉBERGEMENT D’URGENCE "STABILISÉ" DE L’AVENUE LAUMIÈRE À PARIS EN 2009-2010. CETTE ENQUÊTE A ÉTÉ PUBLIÉ DANSLA REVUE Z, N°5, AUTOMNE 2011, "PARIS, TRAVAIL SOCIAL ET PUISSANCES PRÉCAIRES".





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