Entretien avec Raja Salem, romancière saoudienne

lundi 14 octobre 2013 par Le magazine |

Le magazine de 19h lundi 14 octobre sera consacré à cette romancière auteure du collier de la colombe.

Raja Alem a fait partie des six auteurs sélectionnés pour le Prix Violeta Negra 2013, pour son roman Le collier de la colombe (Stock 2012).Née en Arabie Saoudite à la Mecque en 1970, Raja Alem écrit depuis qu’elle est entrée au lycée ; elle a fait des études de langue et de littérature anglo-saxonne. Elle est l’auteur de dix romans, de cinq pièces de théâtre, d’une biographie, de nouvelles, d’essais, d’articles et d’ouvrages pour la jeunesse. Elle a collaboré avec des artistes et des photographes dans le monde entier. En 2005, elle remporte le « Prix de la créativité arabe » décernée par l’Unesco et en 2008 le Prix de la Créativité Khalda Saed, décerné par le Club Culturel de Paris. En 2011, accompagnée de Shadia, sa sœur artiste, elle a été la première représentante d’Arabie Saoudite à la 54e Biennale des Arts de Venise, pour y créer une installation baptisée « L’Arche Noire », qui montrait comment leur naissance à la Mecque a influencé leur parcours créatif et contribué à un échange culturel entre les nations.
La même année, les ministres de la Culture des pays du Golfe lui ont décerné la Médaille de la Créativité du Golfe. En 2011, après son roman Katêm, paru en français chez Actes Sud, elle remporte le Prix international du roman arabe « Booker Prize » et le Prix international de la fiction arabe pour son roman Le collier de la colombe (Stock, 2012). Son roman raconte la transformation d’un homme et d’une terre dans la Mecque d’aujourd’hui et a été traduit en de nombreuses langues. Ce roman noir insolite nous entraîne dans les dédales d’une ville sainte corrompue et y dépeint la réalité douloureuse d’un monde arabe déchiré entre traditionalisme et modernité.

Le collier de la colombe

Une femme est retrouvée nue, assassinée, le visage défoncé, dans un passage de La Mecque. Cette affaire émeut profondément les habitants de ce quartier et vient réveiller de lourds secrets de famille, d’amours interdites, mais aussi de malversations financières, au sein d’une ville dont l’architecture et le patrimoine religieux excitent la convoitise des sociétés immobilières. L’inspecteur Nasser est chargé de l’enquête, ce qui rompt pour un temps sa routine et sa solitude. Afin d’identifier la victime, il plonge dans les existences tourmentées de deux femmes portées disparues, Aicha et Azza. Institutrice répudiée par son mari, Aicha entretenait en effet une correspondance amoureuse avec un médecin allemand, dont l’inspecteur se délecte. En même temps, il parcourt le journal intime de Youssef, jeune historien amoureux de l’architecture de La Mecque tout autant que d’Azza, jeune femme déterminée à ne laisser aucun sentiment l’asservir. Mais Nasser va croiser des fantômes plus inquiétants. La corruption règne dans cette ville tiraillée entre ses traditions ancestrales et l’élan brutal vers la modernité. La Mecque semble se confier au lecteur, en révélant les enjeux complexes dont elle fait l’objet. Et très vite, on comprend que c’est le cœur sacré de cette ville, la Kaaba, qu’il faut sauver.




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