Avis d’Ordure # 720 (feat. les couz. quentin+ludo+germain)

jeudi 16 juin 2022 par Avis |

Avec "la colère est un cadeau ; ça fait du spectacle pour le château, toutes les usines se ressemblent ; être dans le réel..." playlist /// mais pas que...

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dans les studios, en itw GRIEF du ter-ter toulousain.

Absence de soi

Mémoires des nuits où nous disparaissions dans la brume
de ces rues pavées par l’absence de lendemain.
On cherche désespérément un pas plus sûr,
une danse pour éviter les brèches quand tout se fissure,
les réveils aux premières lueurs sont de plus en plus durs.

S’y retrouver dans du verre brisé, troublé.
Creuser encore et encore...

La peur de l’absence d’inconfort,
du vide d’une vie sans rabâcher tous ses torts.
Une léthargie qui peu à peu me dévore.
Et s’il suffisait de s’abandonner
à l’étreinte de l’obscurité
lâcher prise sans un regret.

J’attends quelqu’un dont je ne me souviens pas
Je n’attends plus rien.

Ne plus lutter pour rester à la surface
Taire les angoisses, un râle pesant
Tout oublier, ne plus se voiler la face
Rompre les crevasses, jusqu’à trouver une issue

Il y a des combats en vain, des batailles sans fin.
Une faim insatiable, dévorant ces espaces
autrefois habitables, mais maintenant vacants.
Un poison semblable pour plusieurs vivants.
Une passion incurable

La colère est aveugle

Œil pour œil jusqu’à l’aveuglement
Gorge serrée jusqu’à l’étouffement

J’entends des pas, à la botte du seigneur en grandes pompes

Des masses informes paradent dans la rue et se bousculent
Le ton monte, je les entends crier et gémir
Une opposition qu’ils cherchent à dissoudre
Le bruit des canons sans la poudre
Disperser, diviser. Les bottes continuent de résonner

Des pavés il ne reste qu’un amas de poussière
Pris à la gorge, les corps meurtris dans les visières

Vestiges d’un passé inavoué
Vos fantasmes ne sont plus à prouver
Une peur bleue bien trop présente
Des chiens affamés d’une violence permanente
Légitimée et passée sous silence
La colère est aveugle
Mais la douleur perdure
Les morsures ont réouvert des plaies
Que votre hypocrisie
Ne refermera jamais
Et il ne reste que le sang

La même rengaine « protéger et servir »
Est-ce que ces mots vous aident vraiment à mieux dormir ?
Quelle satisfaction ? Héros de la nation ?
L’uniforme ne lavera pas les humiliations.

Nous disparaissons après la tempête,
Mais nous reviendrons pour vous tenir tête
Nous disparaissons mais nous reviendrons.

Masshysteri - Masshysteri Del Två (suède)
XerXes - Chesnut Street (Louisville, Kentucky)

(texte téléchargeable)

« Je ne veux pas être de ceux qui achètent leurs rêves au lieu de les bâtir eux-mêmes. Je préfère panser les
plaies de mes rêves quand ils s’écrasent sur la réalité de quelqu’un d’autre plutôt que de les abandonner.
Je préfère suivre le contour de leurs cicatrices et accepter leur forme changeante, plutôt qu’acheter le gros
rêve préfabriqué vendu dans le supermarché mondial.
Je n’ai pas envie d’apprendre la posture du détachement. »

Off the map. Tribulations de deux vagabondes anarchistes

La Quiete - Fai Finta Di Non Girarti (italie)

colère ou désespoir ?
« Nous n’avons pas peur des ruines. nous sommes capables de bâtir aussi. »

(Grief playlist, click couz.)



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