Candidat égologiste
Bernard fontaine égologique
Le monde est une branloire perenne… Et tout ce qui branle ne tombe pas. Montaigne
Combien de gens reste-t-il qui ne soient ni enfermés, ni chargés de surveiller la porte ? J. M. Coetze
Il n’y aurait pas tant de malaise, s’il n’y avait pas autant d’amateurs de malaise. [Valéry Giscard d’Estaing]
Ces citations ont et n’ont rien à voir avec ce qu’il y aurait à voir à condition que voir veuille bien dire voir et non pas voir.
Comme il est de bon ton dans les salons politiques de toujours ponctuer sa moindre déclaration d’un "mais c’est plus complexe que ça", sans avoir la moindre explication de ce qui pourrait être plus complexe ou moins. Et pourquoi d’ailleurs le complexe ne pourrait pas se dire au moindre pékin que je suis (avant que je puisse être taxé de xénophobie, sachez que le pékin moyen est un canard du genre saturnin , le canard et qu’on l’appelle comme ça parce qu’il viendrait de Chine, mais nous on s’en fout le pékin, on le bouffe et avec des olives, ce qui ne m’empêche pas d’être un Pékin moyen).

À chaque fois que je vois sans objet dans un courrier électronique, je réponds : « que du sujet ».
L’objectif comme la pire des choses qui puisse advenir, comme si le réel pouvait se réduire à un ensemble de convenances.
Demandons donc au chat ce qu’il voit de la table ou de l’éolienne.
On fabrique des objets pour calmer le sujet… Par cette formule lapidaire, on décrit le monde et sa volonté par toutes les prothèses possibles (l’énumération n’arrangerait rien à l’affaire, même si je voulais m’éloigner des objets, je continue à en utiliser aussi aliénant que le premier livre ou des lunettes du presbyte).
Calmer le sujet, un credo de toutes les technologiques, donner à penser qu’on pourrait voir du sujet dans le presque rien dit.
La couleur de mes cheveux de mes yeux, la taille de mon nez ou de mon sexe, même ce que je lis ou ce que je dis ne peut que partiellement recouvrer ma subjectivité et c’est en ce sens que je distingue ego et sujet, égocentrisme et subjectivité.
Je suis peut-être parfois ce que je montre mais je crois presque jamais. Le contrôle de ma subjectivité me rend social et sociable et si j’interroge l’égocentrisme en montrant des images de moi, ou tout simplement du moi, je ne laisse échapper que quelques folies bien sages et bien policées…
En fait, incidemment, l’on se pose ou l’on me pose cette question stupide du livre à emporter sur une île déserte, question à laquelle je suis incapable de répondre. Elle dépend tellement de l’instant et ce qu’on est en train de faire. Aujourd’hui, je crois avoir découvert la réponse, en tout cas la réponse qui n’a rien d’égocentrique même si elle en aurait l’apparence (l’égocentrique a besoin des autres, sinon il serait le centre de quoi). Dans une île déserte, je m’emporterais à moi, comme sujet, sûr de trouver l’objet avec qui je pourrais le plus jouir et le plus m’ennuyer sans que je puisse reprocher à quiconque ou même à un Dieu de pure convenance, l’aporie de mon existence.
La mort peut bien me prendre, que m’importe !. de toute façon le monde sans moi ne m’intéresserait pas (Eric chevillard)
Fontaine Bernard est né le 11 décembre 1954 à saint Eugène,
baptisé le 5 avril 1955 à l’église Bonaventure d’Alger ,
réside à Toulouse et
n’est pas un artiste.
Chaque assertion est vraie mais difficile d’en tirer un portrait vrai.
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