film de Jean Claude Julien durée 1h05
Projection et débat avec le réalisateur
70 000 admissions en soins psychiatriques à la demande d’un représentant de l’état (appellées auparavant HO) ont lieu chaque année. Dès son origine la psychiatrie a pu maintenir enfermés des individus gênants car non conformes au cadre social .
Pour connaître la programmation du ciné club et les participants au débat ou pour renseignements sur le film programmé du mois à venir, inscrivez vous sur la liste du ciné club de canal sud.Pour s’inscrire cliquez sur ce bouquet de lucioles.
Voici un extrait de la plaquette de présentation :
« JP, militant écologiste s’enchaîne le 26 mars 2012 à la grille d’un puits de la mairie de son village pour dénoncer l’absence de protection d’une zone littorale. Détaché par les pompiers, il est emmené à l’hôpital psychiatrique de Montpellier, enfermé pendant dix jours sous médication forcée. Une forte mobilisation mettra fin à cet internement à seule fin répressive. En 2011, Archi est en prison pour avoir réagi avec violence à la destruction de son troupeau demandée par le maire de son village dans le Gard. A la fin de sa peine de prison, le Préfet ordonne son hospitalisation psychiatrique. Il y restera 16 mois pendant lesquels les médecins de son service ne prescrivent aucun soin et demandent, dès le début, la levée de son hospitalisation. 16 mois d’enfermement à seule fin répressive. Ce sont des fauteurs de trouble que l’Etat a le pouvoir de neutraliser par l’internement psychiatrique quand il ne peut pas les maintenir en prison…
Criminaliser la folie ou pathologiser la révolte participe de la même tentative d’isoler les individus.
Faire en sorte de ce qui se dit de singulier ou d’universel ne puisse être entendu et reconnu et que ne puissent se développer l’entraide et la solidarité… ».
Ce film n’est pas un document sur les soins psychiatriques encore moins sur la folie. A partir de témoignages, il aborde essentiellement le rôle sécuritaire, renforcé par des lois récentes dont celle de juillet 2011, que l’Etat peut faire jouer à la psychiatrie si nous ne réagissons pas.
ou encore
Ce film présente plusieurs témoignages dont celui de JP Michel militant écologiste mis en garde à vue psychiatrique pendant dix jours pour s’être enchainé à une grille de la mairie de Loupian (34) et aussi celui d’Alain Paya dit Archi. Archi a été enfermé pendant douze mois en hôpital psychiatrique dans le Gard, sur demande du préfet alors que médecins et experts affirmaient que ce dernier n’avait rien à faire à l’hôpital. Ce document abordera aussi les mobilisations solidaires et les résistances actuelles avec, entre autres, Romain, psychiatre membre du Collectif "Médecine Libertaire ".
vendredi 17 mai 20h dans les locaux de canal sud

« JP, Archi et les autres, Fauteurs de trouble »
DVD vidéo – format 4/3 – durée : 1h 05’ Ce DVD est vendu 10 euros. Contact : noirs.moutons@wanadoo. chèque à l’ordre de :Jean-claude Julien .Jean-claude Julien, Malavieille 34800 Merifons 06 15 11 50 59