vernissage 11 janvier… Jérôme Massiot écrit…

publié le 1er janvier 2013, par bidonfumant |

vernissage 11 janvier… Jérôme Massiot écrit ce qu’il peint et peint comme une extension de lui-même libre de toute contrainte sociale, politique, environnementale conjoncturelle et autres gros mots inutiles et dérisoires de notre aujourd’hui.

Mais ce qui compte avant tout, n’est ce pas d’être vivant, au sens afghan du terme. Quand deux Afghans se croisent dans la montagne, ils ne se disent pas bonjour, salut ou autres trivialités compassées à la sincérité douteuse, non tout simplement, il se disent : "Sois vivant".

J’écoute the last trip to Tulsa de Neil Young et je repense à tout ce qui nous mène à ce vendredi 11 janvier et à la proposition à Jérôme de s’exposer.

Monique Chabert artiste reconnue de Toulouse, m’a un jour au salon qui reçoit (tous les 22 du mois , 274 rue Henri Desbals Toulouse, proposition de Laurent Redoules, à manquer le moins possible) demandé si j’acceptais que quelqu’un qui dessinait avec des feutres me téléphone.

Et, j’ai donné mon numéro de téléphone (je vous le dis, entre nous, ce n’est pas si difficile que ça de donner ou parfois de partager).
Quelques jours plus tard, le téléphone sonne, que saurait-il faire de mieux ?

"Allo, c’est Jérôme." et il raccroche.

Quelques secondes plus tard :

"C’est Jérôme, Monique m’a donné votre numéro de téléphone…" Et il raccroche.

Quelques secondes après :

"C’est Jérôme ( bonhomme des années 70, je repensais sans nostalgie à C Jérôme Un collier rouge et bleu sur ses seins nus Un foulard en bannière On voyait un anneau sur ses pieds nus Prêt à faire le tour de la terre Kiss me, as you love me, ne t’en vas pas, souris un peu Kiss me, as you love me, dis-moi good bye mais pas adieu),

là avant qu’il raccroche , je pose l’idée d’une rencontre et d’un rendez vous.

Quelques coups de téléphone plus tard, nous avions convenu d’un rendez vous , un jour de mars devant midica à 16h.

Les coups de téléphone durèrent plus longtemps, nos rencontres furent plus nombreuses, mais arrivait toujours le moment où devait disparaître Jérôme.

Il me raconta Basquiat.

Il me raconta comment il traversait son salon sans regarder les tranches des revues d’art qui pourraient l’influencer et rendraient vain son travail.

Il me raconta comment son projet pensé dans la cuisine , irrémédiablement se transformait en autre chose , quand il arrivait sur le balcon. Cet incompressible hiatus entre la fulgurance de la pensée et la lenteur du faire.

Et qu’on ne pourrait jamais faire ce qu’il y avait dans la cuisine, mais que ça n’avait pas d’importance. Faut faire avec ou sans…

Ce qu’il disait de cette impossibilité à mettre sa tête sur une feuille, c’était ce que j’essayais de dire ou que je n’osais dire depuis si longtemps.
Donc nous nous retrouverons avec Jérôme à canal sud le 11 janvier et vous y verrez une part de son travail, de ces écrits , de ces essais… Je suis ma propre réalité, comme nous tous du moins je l’espère)…

Ou comme le dit, Luc Ferrari

"Vous faites quoi comme métier ?

Je suis compositeur (ou n’importe quoi d’autre).

Et ça se passe comment ?

Je suis couché en travers de la vie et la vie me traverse, comme tout le monde".

Bernard Fontaine





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