Les femmes de la beat generation

mardi 30 septembre 2014 par bidonfumant |

Une intro actuelle et quelques allers retours entre les années 70 et aujourd’hui.
NE DITES PAS EN MON NOM EN MON NOM.

Les femmes de la beat generation

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Vous le savez, il m’arrive des accidents radiophoniques. Il faut admettre quand on fait une émission de faire quelques erreurs qui en général partent d’un bon sentiment. Certains penseront que c’est de la trituration de cervelle mais c’est cette trituration de cervelle sur ce qui semble être de petits détails qui fait vraiment avancer les choses.
A force de dire que tout est trivial, de tout relativiser, on laisse un discours de genre s’imposer. Je dis bien de genre au sens grammatical du terme et pas du genre sociologique, indispensable grille de nos analyses d’aujourd’hui, analyses, bien grand mot, juste de notre façon de vivre et de donner un sens à ce que l’on vit.
Ayant dit ce la on ne sait toujours pas où je vais en venir et quelles erreurs ai je bien pu commettre. C’est donc le moment de contextualiser
Drôle, de contextualisation mais on y voit déjà l’importance de l’étiquetage et d’une certaine condescendance. Qu’est ce qu’une femme ? Qu’est ce qu’un homme ? Qu’est ce qu’un être humain ?
Mais avant d’en venir à ce qui nous occupera ce soir, un titre comme un autre qui pourrait s’appeler les femmes de la beat génération. Ce sera peut-être le titre si je n’en trouve pas d’autre mais au moins aurais je peut-être réussi à prouver que ce titre n’est pas très explicite.
C’est un excellent CD dont je voudrais vous parler mais qui me pose problème comme à chaque fois qu’il s’agit de femmes et autre chose ; les femmes et la musique, les femmes et les arts plastiques … et toute cette sorte de choses. Est ce que nous penserions à faire une émission qui s’appellerait les hommes compositeurs ; ou chef d’orchestre, ou les hommes et la poésie…
Que faire de cette aporie ? Eh bien comme on peut, soit on ne fait par exemple que des émissions musicales sans référence au genre au risque de diluer les productions de femme dans les productions des hommes, soit de temps à autres sacrifier à l’émission de genre pour mettre en avant le travail de femmes artistes pour en montrer l’importance.
Mais avant je voudrais juste aborder une actualité que beaucoup trouvent très importante et que moi je qualifie d’imbécillité et en tout cas le manque de recul de distance de décentrement d’une presse(je le regrette) d’une presse vendue à je ne sais trop qui mais qui en pensant informer désinforme ou plus simplement déforme et passe allègrement sur l’humiliation.
En tout cas, si on la lit à l’envers, ça informe tout de même sur l’état de déliquescence des grilles d’analyse s’en se rendre compte des dégâts collatéraux qu’elle provoque.
Prenons donc les « pas en mon nom », drôle d’appellation. D’où vient-elle ? Et pourquoi rassurerait-elle ?
Quand je croise un arabe dans la rue (je prends le terme arabe qui ne correspond à rien de réel mais qui au moins l’avantage de situer le débat là où il se trouve malheureusement), donc quand je croise un arabe, je ne me dis rien, je croise quelqu’un . Je peux éventuellement penser, constater une particularité physique ou vestimentaire, une sensation agréable ou désagréable, on a la cervelle qu’on a, mais à aucune moment, je ne me dis : Tiens un musulman, ou un étranger. Il est tout aussi probable qu’il soit aussi français que moi et de toute façon je m’en fous. Je croise quelqu’un dans la rue et à quoi servirait d’autre la rue si ce n’est de croiser les gens.
J’ai aussi un e tronche de métèque qui me valait à chaque interpellation par la police dans ma jeunesse : t’as pas une gueule à t’appeler fontaine. Ironie de situation et permanence des caractéristiques de la police, mon fils 30 plus tard retrouve la même remarque, t’as pas une gueule à t’appeler fontaine. Et quand je suis à la campagne certains qui me voient le ver le coude avec vigueur se posent tout de même la question : « tu ne serais pas un peu maure ».Sans doute mais pas plus ni moins que lui
Quelquefois en me regardant dans le miroir avant de me raser, je me dis serai je musulman.
9 m’est arrivé que l’on me demande si je bois de l’alcool. Ah la blague.
Une enseignante d’origine marocaine me disait récemment : « ce qu’il y a de particulièrement pénible, c’est que dès que je vais chez quelqu’un ou dans une rencontre quelconque avec des gens, on me pose systématiquement la question de l’alcool et du cochon comme si d’avance j’étais musulmane et si comme d’avance ça allait poser problème. Soit qu’ Allah interviendrait tout de suite (ça se saurait), soit une réaction hystérique du musulman coinçait entre un cochon et une bouteille de vin. Les caissières arabes n’ont pas l’air de s’en émouvoir ; quant à Allah, il ne règle jamais ce problème.
Drôle de question celle du « tu manges du cochon » ou pire « ah mince , j’ai fait du cochon »parce qu’on est en France et que le cochon et l’alcool c’est ordinaire donc ,les invités se déterminent par leur habitude alimentaire, je ne mange pas de viande, je ne bois pas d’alcool (si j’en connais plein et qui sont bien blancs) et effectivement, ils ne le font (il est quand même rare qu’il n’y ait pas de l’eau), mais il y a un cas où la prévention supposée antiraciste fait qu’on pose la question, c’est en présence d’un arabe. Et ça c’est pénible. Cet arabe a le droit de se penser ce qu’il veut et de dire ce qu’il veut de lui, de manger de l’alcool et boire du cochon s’il le veut. Non, pas question sa tronche en fera un musulman comme si les cheveux blonds faisaient le catholique.
Donc revenons au « pas en mon nom » et à son indécence.
Donc je redescends ma rue je croise un arabe dans la rue et immédiatement je me dis, tiens un musulman, premier niveau de représentation, puis rentre-t-il de Syrie, est-il un terroriste, deuxième niveau de représentation, ces deux représentation se mêlent en tout arabe est un musulman intégriste sauf si ce musulman dit pas en mon nom. Comme chaque fois qu’on voit un arabe, on pense qu’il est musulman, ça oblige pour être tranquille des arabes non musulmans à dire qu’ils sont musulmans et pas terroristes. Et ça s’appelle comment…
Cette semaine je regardais deux films : mission impossible et le petit Quin Quin qui a eux deux traitent le la question de l’inégalité et de l’intégration impossible.
Dans mission impossible protocole fantôme un agent américain tue un certain nombre de personnes pour récupérer une lettre puis e fait tuer par une jeune femme qui ne tue que lui. Qui est l’horrible assassin la jeune femme. Pour créer une couverture (vu au sens d e l’espionnage) pour sa femme, un agent américain, un autre (si vous suivez bien, l’autre a été tué par la méchante femme) un agent américain tue six Serbes. Pas le moindre froncement de sourcils, c’est quoi six serbes ?
Une autre agente torture un type pour avoir un numéro de téléphone, on lui demande juste de ne pas tout saloper.
Ce film est-il interdit aux djihadistes qui pourraient en prendre des idées, non d’où le décorum des décapitations : la guerre ça toujours été sale. Serait ce moins douloureux la mort de ces types si c’est par balle dans une ruelle sombre, ce qui arrive plus souvent que dans le désert et c’est pas des djihadistes qui exécutent.
Dans le petit quinquin de Bruno Dumont, il a résumé en quelques secondes de pellicule, ce qu’est le racisme quotidien et quelle est la réponse de cette non acceptation perpétuelle.
Un jeune noir est attirée par une nymphette du village et l’accompagne à l’arrêt de bus. Une autre fille arrive qui insulte le noir et lui dit de dégager. Le noir s’en va en serrant les poings et commence à murmurer. Au début on ne sait pas trop ce qu’il murmure mais on s’en doute et on finit par entendre Allah wak bar. La boucle est bouclée.
Et cette boucle ne vous rappelle pas quelque chose.
Ce soir les femmes de la beat generation, comme j’ai la gorge prise je vous renvoie au site de canal sud pour voir de quoi il retourne de l’histoire de ces femmes de la beat generation qui marque plutôt les années 1970 alors que les hommes de la beat generation sont plus présents dans les années 50/60.
Alors nous allons enchaîner documents originaux, peut-être quelques textes si je peux m’hydrater et parcourir cet excellent cd de Jean marc Montera
les cd les femmes de la beat generation

What’s up ? Femmes poètes de la Beat Generation
Jean-Marc Montera
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CD
Lee Ranaldo, Noël Akchoté, Ernie Brooks, Ahmad Compaore, Fannu Paccoud, Jean-François Pauvros et la voix de Sophie Gonthier
Signature
Harmonia Mundi distribution

écouter
Les femmes de la Beat Generation et la poésie, portrait d’un groupe qui n’en est pas un…

De la Beat Generation, on connaît principalement les auteurs et acteurs masculins, porte-drapeaux d’un mouvement auquel participaient et autour duquel gravitaient pourtant de nombreuses plumes féminines. Elise Cowen, Diane di Prima, Joyce Johnson, Hettie Jones, Leonore Kandel, Eileen Kaufman, Joanne Kyger, Joanna McClure, Nancy Peters, Janine Pommy Vega, Anne Waldman, Helen Weaver, ruth weiss et les autres… Les femmes de la Beat Generation étaient des personnalités hors normes, avec une forte énergie, sensibles, compatissantes, tourmentées, inspirées, intelligentes et de caractère indépendant, avides de rencontres, de liaisons, d’échanges. Les années 50 et 60 s’y prêtaient : c’était une époque de curiosité mutuelle, de dialogue, très différente des années actuelles où il est stupéfiant de voir à quel point le « chacun pour soi » l’a emporté.

Cet album « rock », né de la lecture du livre de Brenda Knight « Women of the Beat Generation », n’a d’autre prétention que de donner une voix, un son à quelques unes d’entre elles : Anne Waldman, ruth weiss, Janine Pommy Vega et Hettie Jones.

Le compositeur et guitariste Jean-Marc Montera, spécialiste de l’improvisation libre et de l’expérimentation sonore, se produit en solo et dans différentes formations.


Sur des poèmes de Anne Waldman, ruth weiss, Janine Pommy Vega, Hettie Jones.
Sophie Gontier, voix.
Fanny Paccoud, alto.
Ernie Brooks, basse.
Ahmad Compaore, batterie.
Lee Ranaldo, guitare.
Jean-François Pauvros, guitare.
Noël Akchoté, guitare.
Jean-Marc Montera, guitare.

Enregistrement Radio France. Prise de son Pierre Monteil. Mixage, montage, mastering Régis Nicolas.




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