Les 1001 façons de tuer Jaurès….

mercredi 3 septembre 2014 par bidonfumant |

Je ne sais si celle-là en est une, mais sur la plage, entourés de belles jeunes filles et beaux jeunes hommes et de beaucoup moins jeunes, mais tout aussi beaux, sur une plage d’une belle ville dont le maire est un imbécile, j’ai lu cet article entre autre chose du monde diplomatique de juillet : L’art de tuer Jaurès de Jérôme Pelissier et Benoir Breville.
Et voilà, ce qui arriva.


Les 1001 façons de tuer Jaurès.

« Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots. »

Télécharger (mp3 - 135.3 Mo) / Popup

Une chose est sûre cette émission ne sera pas labélisée Jaurès 2014. Je ne suis pas très sûr qu’elle parle précisément de Jaurès, il y a plein de référence bibliographique sur Jaurès et qui vous diront tout ce qu’il faut pour contrer ce que quelques tristes ires essaient de nous faire passer pour du Jaurès.
Je ne connais de Jaurès que l’écume de son histoire, mais comme tous les personnages historiques, il ne peut être tronçonné à l’envi. Il a pu comme tout le monde avoir ses contradictions et ses moments de fatigue, ou simplement subir le traitement des petites phrases, lui qui en écrivit plus 5000 pages et qui a dû dire des millions de mots publics.
Je ne connais pas Jaurès mais c’est un homme respectable, sympathique et qui gagne à être irrécupérable.
Je ne connais pas Jaurès, je ne l’ai pas lu mais au détour d’un article du monde diplomatique : « l’art de tuer Jaurès » et d’une phrase introductive d’un travail de Thierry Balasse sur les prisons,
Le son est le passage d’une vie dans une autre, la transmission de ce qu’il y a dans les êtres de plus intime et de plus secret ; et cette communication exige, si je puis dire, une parenté étroite et une sorte de mutuelle confiance. Dans l’état de dispersion et de conflit où s’agite la vie, chaque sphère a peine à se comprendre et à se déchiffrer elle-même ; ce qui lui viendrait des autres ne serait qu’un vain bruit, et le son y perdrait, sans profit pour les relations des êtres, ce qui fait sa valeur et son charme, je veux dire son intimité.
Ce qui est pour tout producteur de son ou auditeur une interrogation…
Je n’ai pas lu Jaurès mais je crois que je vais lire philosopher à 30 ans où il a certaine réflexion sur l’art et la musique à découvrir.
Autre spectacle de Thierry balasse, Jaurès et le monde sensible.
« Les premières herbes, qui sur la terre verdissante, ont ondulé et frémi, ne savaient pas qu’elles livraient le tressaillement secret de leur vie à une douce puissance qui le répandrait au loin. Oh ! Sans doute, elles avaient je ne sais quel besoin obscur de communication et d’expansion, et c’est là l’âme du son. »
Jean Jaurès, le modèle ou disons une réincarnation possible de tout homme politique.
Or qu’est ce qui anime tout homme politique aujourd’hui, c’est trivialement sa popularité et ses sinistres conséquences, sa permanence politique, ses réélections et sa possible présidentialité.
Comment être populaire et comment imaginer que Jaurès ait pu se poser cette question en ces termes.
Comment même pourrions nous nous anonymes, nous poser cette question comme indispensable sans en connaître la réponse actuelle.
Comment être populaire sans prendre le risque de la moindre idée ?
Populaire, populiste ’saviez vous que Jaurès, en son temps était traité de populiste, que de faux problèmes.
Populaire , qu’est ce que ça veut dire pour quelques élus qui a longueur de temps disent qu’ils ne se trompent pas mais que c’est le peuple qui ne comprend pas bien, ce que les autres veulent faire pour leur bien et qu’il s présentent comme le moindre mal. Comme l’écrit Hanna Arendt ; il ne faut pas oublier quand on choisit le moindre mal qu’on atout de même choisi le mal.
Donc revenons à Jaurès 2014 et à ce modèle pour Hollande, ou le rêve Jaurès de Hollande. Pas réaliste. Jaurès me semble–t-il pensait tout seul sans que six conseillers grassement payés choisissent la couleur et la forme de ses lunettes, seul moyen semble-t-il de bien faire comprendre aux français que son discours est le bon et le seul possible.
Jaurès lui avec ses vilains lorgnons assenaient quelques mots avec quelques accents de vérité qui suffisaient à le rendre populaire.
J’étais donc sur la plage dont le maire est un imbécile, vous ne saurez pas où je me suis baigné et il n’y aura pas de médisance (médisance, vous savez, c’est dire du mal de quelqu’un à bon escient, médisance, c’est pas de diffamation). De toute façon, il y en a beaucoup des villes à plage où le maire est un imbécile.
Donc la plage et le monde diplomatique juillet 2014, on fête ou mieux on commémore la guerre de 14 et aussi l’assassinat de Jaurès. On redécouvre Jaurès, on le déifie, on en coupe des petits bouts, on le vulgarise, on le découpe façon puzzle et on l’éparpille, comme dit Raoul, vidant ainsi de sa substance Jaurès.
Et ce superbe article, l’art de tuer Jaurès, d’une tristesse absolue sur le monde qui nous entoure et ce que l’on en dit, sur le cynisme ambiant qui n’a rien de philosophique et qui anime ceux qui ont besoin d’un cracker Jaurès, le monsieur plus du socialisme. J’ai lu cet article et me suis demander si cette communication inepte sur Jaurès 2014 avait une chance de fonctionner, faire croire que Jaurès s’il existait aujourd’hui serait député, et voterait le pacte de responsabilité. Quel anachronisme déroutant.
Et cet assassinat le signe d’un fou alors qu’une partie de la France voulait le voir mort.
Il a peut-être dit beaucoup de choses mais ce qu’il reste de Jaurès c’est l’anti césarisme, l’anticapitalisme, l’anti colonialiste et l’anticlérical. Je ne vois aucun encarté socialiste ou de l’ump ou d’ailleurs qui puisse avancer ces positions simplement jaurésiennes et toujours nécessaires et indispensables.
Play list et documents …

Jaurès : Jacques Brel, the dead belgian, Erik marchand, Zebda, Marcel Azzola et le quarte de saxophones,yann fahn Perroches, the black veils, duilio del prete, patrick artero et anna alvaro

documents :
mission jaurès : Pourquoi ont-ils tué jaurès

hommage à jean Jaurès cinémathèque du parti communiste français

discours à la jeunesse dit par Suzanne Despres




Ajouter un commentaire

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.