La vie non fasciste

vendredi 1er février 2013 par bidonfumant |

Accident radiophonique par imprudence.
Ce qui explique cette mise en ligne différée.
Finalement , ce sera une version originale sans remontage.
Une façon plus ou moins optimiste de me dire que je ne suis pas encore prêt à avaler des couleuvres.

La mise en ondes de texte (politique surtout) en direct est toujours délicate parce qu’on se retrouve souvent avec une émission ennuyeuse, ce qui est peut-être le cas de celle-ci. (Je vous renvoie aux deux textes pour y voir plus clair)
J’avais lu un texte de vacarme "La vie non fasciste, nouvelle introduction" qui se voulait ,allons disons qui se veut un prolongement de la vie non fasciste de Foucault et je le trouvais assez performant dans sa dimension intime, c’est-à-dire d’être toujours vigilant à traquer notre fascisme intérieur.
Bien sûr quand je lis chez moi, je lis silencieusement. j’avais bien eu quelques frissons quand j’ai abordé la partie 7 "un peu de joie pour les gueux", mais bon , on entend souvent ça, cette histoire du moindre mal.
Quand j’entends moindre mal , je dégaine Hannah Arendt" : "Politiquement, la faiblesse de l’argument du moindre mal a toujours été que ceux qui choisissent le moindre mal oublient très vite qu’ils ont choisi le mal." (responsabilité et jugement).
Donc je lis silencieusement (je l’ai lu un certain nombre de fois, dans le bus en allant ou revenant du boulot), et lire silencieusement permet de relativiser certaines choses si la tonalité générale vous sied.
Mais quand je lis à autre voix, c’est un peu comme si je parlais et même si quelquefois dans quelques salons , je peux me laisser aller à dire "c’est toujours ça de pris", je n’irais jamais écrire le moindre mot, sur il vaut mieux la gauche que la droite au sens institutionnel, il s’entend.
Disons , c’est à ce moment là, l’accident, au bout d’une heure quatre minutes trente secondes , j’abandonne ce chapître 7, bien sûr quelques signes montrent que ma lecture défaille avant, mais ce mercredi 29 janvier à 00h04 minutes, je ne peux aller plus loin. Comme quoi , on ne se change pas et ça me va bien, vieux con mais à ma façon.
La suite est un peu chaotique, mais pour les inconditionnels du planctus radiophonique, en fin d’émission, un morceau de Neu !, un vieux groupe allemand très hypnotique.
Vacarme reste pour d’autres raisons une revue à aller visiter notamment pour ses entretiens, ses pages sur la prison et la folie et pour tout ce que je dis dans mon texte d’intro qui suit.
De toute façon, les émissions autour d’un texte politique long sont chiantes, donc j’en ferai plus.
Au bout de tant d’années, bonne résolution.

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Intro de l’émission
Résumé des épisodes précédents.
La dernière émission, se terminait par une préface à l’édition américaine de l’anti oedipe, écrite par Michel Foucault
Et ce sera le début de cette émission pour faire face au texte proposé par vacarme, une vie non fasciste, nouvelle édition.
Bien sûr, on peut se méfier de vacarme, on peut s’en méfier gentiment quand on se rappelle de leur numéro 58 , sur occupons le vote . Mais il y a peu de revue militante qui s’intéresse au vivre ensemble même si cette expression a quelque chose de désuet, d’obsolète. Mais s’intéresser au vivre ensemble, c’est d’abord s’intéresser aux fous, aux prisonniers, et à ce que nous fabriquons, nous mêmes, à s’interroger sur nos pratiques et nos poussées fascistes quotidienne. Bien sûr , je sais d’avance que certaines parties de ce texte vous feront râler mais je n’ai pas envie de ne retenir que ce qui m’intéresse. Est ce qu’il vaut mieux un peu de gauche que beaucoup de droite, ça vaut le coup de l’interroger ce peu. Est ce qu’un expulsé de moins c’est déjà ça et notamment pour lui, est ce que le mariage pour tous n’est pas une avancée sociale ; est ce que moins de prison n’est déjà pas un mieux. Ce n’est pas ce qui me pousserait à voter mais de temps à autres, juste me dire que je ne suis pas tout seul et que je ne ferai pas de prosélytisme sur le non vote pas plus que le vote.
Donc aujourd’hui, Michel Foucault est encore utile ou toujours utile. Et cette réactualisation de la vie non fasciste un avantage , nous interrogeant encore et encore et toujours ce que nous sommes ce que nous faisons , ce que nous croyons vouloir et ce que nous croyons savoir.
Doutons de tout ,rions de nos doutes et surtout de nos certitudes et soyons vigilant à nos fascismes intérieurs.




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