La coudée …

mardi 25 avril 2017 par bidonfumant |

Une nouvelle revue

Un feuilletage partiel de la revue la coudée.

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Liste des propositions musicales :
boite n°7 pierre bastien
cinq coudées le thésard
richard léo ferré
tree flip limousine
orly jacque brel
dance 1989 vopli vidopliassova
detonation thurston moore
mambo à la braque javier alvarez
patiences guns n’ roses
chanteurs de rue istambul radio aporee
smoke on water bizikimler
Le réel n’a pas besoin de nous Tristan Garcia
C’est essssstra kazoul
blues de noël John zorn
hifi paranoïa nurse with wound

Je traînais dans une librairie, en fait je ne traînais pas, j’attendais patiemment mon tour pour faire une commande d’un livre.
Je traînais dans une librairie , autant dire floury, c’est pas avec cette annonce fortuite qu’ils vont augmenter sensiblement leur chiffre d’affaire. Donc , j’attends le moment où ce sera mon tour, assez rarement , je fais ça. En général, je feuillette, je déambule , je feuillette et reviens vers la caisse au moment pertinent.
Bref, là, j’attends, je devais sans doute avoir autre chose à faire .
J’attends et comme il n’ y pas de limite de confidentialité, j’entends plus que j’écoute. Et puis au bout d’un moment , j’écoute puisque ça dure un peu. Il s’agit de jeunes gens, une fille et un garçon qui déposent quelque chose, une revue sans doute au un livre.
J’entends que ça vaut dix euros et c’est à peu près tout. Puis ils s’en vont et j’effectue ma commande, on vérifie mon adresse mail, je dis au revoir et au moment de me retourner, je vois les revues qui sont posés encore sur l’arrière du comptoir (bonjour, le suspens, insoutenable).
Je demande ce que c’est et le libraire m’annonce coudée, on vient de lui laisser.
Bien sûr vous voyez venir ce qui va arriver et vous vous dites mais pourquoi il nous raconte tout ça.
Et, bien, j’ai déjà fait plusieurs émissions sur des revues, et je m’étonne toujours de comment j’ai pu leur tomber dessus (tomber est le bon terme parce que une revue , ça se trouve…) et je vous retourne la question. I
l faut toujours un moment magique, enfin singulier, une revue qu’on vient de déposer, un trébuchement, une pile que l’on fait tomber, un titre, une couverture, un prix, une couleur, une volonté de faire voir ou de cacher, et puis aussi ma curiosité quasi maldive (je devais vouloir dire maladive).
Et puis voilà dans mon panier : luna park, nioque europa, licences,le grand os, à cause du vent,hors bord, ayna, nu’, décharge, petite , duelle, ah, , gruppen, j’en oublie , là, c’est ma mémoire à cet instant qui travaille, dans quelques minutes la liste aurait été différente , donc la c’est coudée, vous avez entendu en introduction la première page de la coudée.
Alors me revoilà , à la librairie, le libraire me la donne à feuilleter. La coudée , donc, un écorché de bras et d’avant bras, un beau papier pas glacé, je dirais chaud, du style qui invite, une revue cousue de fil bleu, de plus en plus intrigant, je cherche l’adresse, il n’y en a pas, par contre j’apprends que j’ai le numéro 156 sur 200. Je suis assez fier d’être classé , bien que je ne sois certainement pas le 156ème.
Il y a plus de 80 pages, c’est aéré, les polices changent tout le temps, il y a des traits qui évoluent au fur et à mesure qu’on avance dans la revue.les illustrations donnent envie de lire. Bref, visuellement, ça me plait beaucoup.Je me dis 10 euros, c’est bon, mais bon chez moi il y a plus de place et pour beaucoup de revues, je n’ai pas dépassé le feuilletage et l’introduction. Donc je regarde le sommaire, on y parle beaucoup d’ailleurs et j’y vois un interview de Tristan Garcia, à super, peut-être vais je en fin comprendre ce qu’il raconte, Tristan Garcia vient d’écrire un essai, nous, c’est un philosophe je crois qui a fait cagne à Toulouse si je me souviens bien et qu’il a dû (est ce que devoir est le bon terme, ou alors pouvoir) faire l’école normale supérieure.
Bref, comme beaucoup. Je lis la première question, bonjour Tristan, quel a été le point départ de l’écriture de ton essai ? Bon , ça part bien, j’ai compris la question. Et puis , j’ai lu Tristan Garcia qui évoque la modernité des lumièreset du XVIIIème siècle et il précise qu’il prend les lumières au sens strict, c’est-à-dire pour lui (et je l’avoue pour moi aussi) les lumières , c’est les lumières électriques.
Bref, emballé, c’est pesé , contre un billet de 10 euros, j’ai la coudée dans ma besace et j’en cause ce soir dans le mode est tout ce qui arrive sur canal sud 922

Et comme je le fais chaque fois que je présente une revue outre l’édito qui est une invitation à boire et l’occase d’écouter encore une fois Richard, il est bien tard….Je donnerais à entendre le début de chaque article, vous aurez une idée du sommaire et bien entendu, vous n’aurez plus qu’une idée fixe , trouver la coudée. Deux cents, c’est pas beaucoup. Peut-être la coudée est déjà épuisé…




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