Histoire de l’invention des Sans-Papiers…

samedi 23 décembre 2017 par 1/2 Chronik’Art ou Contre Histoire 1/2 |

…en passant bien sûr par Mat’Spé, Wax et pain de froment…

Suite de la Contre-Histoire piratée au Collège de France, la parole est encore à Armand Patrick Gbaka Brédé, dit Gauz, et extraite de son livre « Debout-Payé » qui fit considérer autrement Côte d’Ivoire et Ivoiriens. Cela 150 ans après que son grand-père et son pays aient été « donnés » à la France par Louis-Gustave Binger, grand-père de Roland Barthes, comme on l’a découvert la semaine dernière.
Dans « Debout-Payé », on rencontre beaucoup de monde.
D’abord André, qui termine sa médecine, et a financé ses études en étant gardien de nuit dans la minoterie des Grands Moulins de Paris. André qui représente à lui tout seul les traditions de solidarité africaines, qui non seulement « envoie de l’argent au pays », mais accueille, loge, et trouve du travail pour les cousins divers et variés démunis et perdus en débarquant à Paris. Ainsi Ferdinand, Angela, Odette, et même Ossiri… découvrirent la MECI…
La MECi , c’est la Maison des Etudiants de Côte d’Ivoire, où atterrissaient d’abord bien sûr les étudiants ivoiriens, mais parfois aussi des cousins, moins ou pas du tout étudiants.
On s’aperçoit aussi comment un authentique socialiste, et qui plus est, membre créateur du premier mouvement panafricaniste, le RDA (Rassemblement Démocratique Africain) sombre dans la mégalomanie et la paranoïa et devient le pilier fondateur de la Françafrique qu’il… inventa, contraint et forcé, avec la bénédiction musclée d’un certain François Mitterrand, alors ministre des colonies. Lequel Mitterrand obligea Houphouet-Boigny (puisque c’est de lui qu’il s’agit, vous l’aurez deviné), obligea donc Houphoüet alors député de la Côte d’Ivoire à l’Assemblée Nationale de France, à rompre avec le Parti Communiste sous peine de voir débarquer dans son pays toute une armée française redresseuse d’idéaux coloniaux en péril. C’était le 18 octobre 1950.
On découvre encore le début de ce qu’on appelle depuis près de 50 ans « la crise » :
Un petit tour sur « les Maréchaux », ceinture des boulevards entourant Paris, et qui portent les noms des maréchaux de Napoléon. Sur le Bd Poniatowski se trouvait une autre cité universitaire pour Africains. Et les étudiants l’appelaient « Le Ponia ». Et ses résidents s’identifiaient entre eux comme aussi des « Ponia »
Et puis…la Présidentielle 1974, l’invention des Sans-Papiers…etc…
…..Les années passent et…. Nous rencontrons Ossiri, qui finit par appeler au secours Ferdinand dont sa mère lui avait donné les coordonnées. Pourquoi ce prénom d’Ossiri ? ça ne vous rappelle rien ? Mais si voyons, Osiris, le dieu égyptien ! Car, depuis longtemps, on sait bien, mais on le cache soigneusement, que les Egyptiens de l’antiquité étaient Noirs, avant de subir des invasions multiples… Et nous allons aussi découvrir cette Mama africaine en jeans et licence de sociologie, pas banale et… difficile à oublier… Méfiez-vous !

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