Gérard Milhès un des fondateurs de canal sud a rejoint la logosphère

vendredi 16 février 2018 par bidonfumant |

Ce mois de janvier , aura vu la disparition de quelques personnages dit-on emblématique du XXème siècle , mais pour nous c’est la disparition de Gérard Milhes qui attire notre attention. pas question de commémorer mais juste dire que les histoires ont toujours un début et même si on a essayé un jour, de nous faire croire à leurs fins, nous savons que les histoires durent et perdurent. Sans doute, donc jamais de fin.
Donc, merci à Gérard pour avoir fumé tant de cigarettes dans les locaux de canal sud et pour avoir contribué à ce qu’est canal sud et ce que canal sud sera demain.

Télécharger (mp3 - 55.6 Mo) / Popup

Une des personnes présente à ce début d’histoire , à ce moment très libre de l’ouverture des ondes, nous raoonte son Gérard Milhès.
Cette émission n’est pas destinée à devenir une émission nécrologique, commémorative, mais ce soir, ce sera ainsi mais très expérimentale parce que cette émission dans cette radio avance qu’il n’y a rien d’inécoutable et que le presque audible est audible tout de même si on a envie d’entendre et certains le feront sans doute.
Pour ceux qui s’intéressent à l’histoire de canal sud , il s’y jouera quelque chose et notamment quelques éclaircissements sur son début, non pas sa partie pirate mais le moment où la pirate barbe rouge est devenue l’associative canal sud.
Ou les exercices de style ne sont pas le mêmes et où les consensus sont moins faciles, parce qu’il a fallu à ce moment dévoiler ce qu’on entendait par information locale, ce qu’on entendait par alternatif ou autonome encore que c’était des mots peu employés à cette époque. Le punks étaient déjà là leur no future n’avait pas envahi nos têtes. (qu’il ne faudrait pas rapidement assimiler à une fin de l’histoire).
Nombreux furent ce qui posèrent les bases d’une radio libre et j’y incluerai tous ceux qui sont partis très vite.
Alors voilà comment cette émission a commencé.
La mort d’un des membres fondateurs Gérard Milhes ; Gérard, Jacqueline, Roselyne, Blandine, Chantal des prénoms du milieu du siècle précédent. Peu de canal sud , aujourd’hui l’ont croisé, une ou deux personnes, peut-être.. .
Donc , on m’annonce cette nouvelle et je ne sais quoi en faire, je ne connaissais pas Gérard Milhès et ne savais rien de son rôle, et donc Jacqueline Weyl qui faisait partie de ce groupe fondateur a téléphoné et ça a donc commencé par cela, une conversation sur ce qu’il était possible de faire. Bien entendu, cette conversation délirante qui part dans tous les sens dont il faudrait des heures de découpage pour en tirer une information entendable par les auditeurs .

Je rappelle le contexte, Jacqueline Weyl, auteure de roman et nouvelles, vivant à Nantes et parfois La Baule, qui aujourd’hui est aveugle propose de rendre hommage ou du moins parler de l’un épisode de canal sud et de sa création.
Nous connaissant , elle et moi comme des bavards incontinents, disons immodérés , c’est moins ambigus, nous préfèrerions un texte. Mais quand on ne voit plus, l’écriture est mal aisée. Donc, ce sera un enregistrement, sur la plage de la Baule, sous le vent et la pluie , enrhumée et avec un matériel obsolète mais d’époque.
Et le matériel est bien sûr un K7, avec lequel, Jacqueline a fait des merveilles de montage notamment avec la pause mécanique qui permettait un arrêt immédiat et une démarrage à peu près immédiat. Et surtout j’ai toujours été admiratif de la qualité sonore de ces interventions. Il faut dire que ça voix est belle et claire et donc avant d’écouter le souffle , on l’écoutait à elle.
Et là sur le versant expérimental, je ne fus pas déçu, moi qui ai cherché pendant des années à salir originalement ma voix .
Donc voilà comment ça commence, c’est juste comment on a fait.

Bon là ,je suis quand même un tantinet pervers pour ne pas dire tout à fait la vérité, la proposition de jacqueline allait me prendre un temps fou, de mettre par écrit tout son texte qui n’avait pas besoin de correction particulière. D’où l’idée qui germe pendant cet enregistrement d’utiliser tel quel ce document et de demander aux auditeurs de faire l’effort, surtout que ce n’est pas trop long.
Donc avec des sons étranges, une voix d’outre-tombe, et des fréquences maltraitées à l’extrême. Voici ce que fut Gérard Milhès à canal sud.
Bien entendu, comme je ne tiens pas en place, il y a aussi mes bruits, ce qui n’arrange rien.
Mais je crois que c’est un document intéressant d’histoire et de radio . Ce qui compte avant tout, c’est déjà ce qu’on a à dire et la forme. Et cette forme ressemble à s’y méprendre aux formes de mes débuts. C’est-à-dire puisque nous ne ;pouvons pas faire propre faute de matériel, faisons encore plus sale (mon versant punk). Et après ce sera ,puisque tout le monde peut faire propre,je continue à faire sale. De cette esthétique du pire un certain nombre de coquetteries de montage que l’on trouve trace encore aujourd’hui les nuits sur canal sud ou dans cette émission.

Gérard Milhes
Les gamins du pavé
Filmographie

Télécharger (mp3 - 55.6 Mo) / Popup



Ajouter un commentaire

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

La petite fabrique sonore

Une plongée dans quelques éléments de programmation de la nuit sur canal sud depuis 1986 Pour retrouver les musiques et illustrations de cette émission 49.3